Le rôle de la Russie et de l’Iran s’accroît au Moyen-Orient

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Le réseau d’information international Christian Science Monitor (CSM) a publié hier, mercredi 14 décembre, un article faisant état du rééquilibrage du rapport de forces au Moyen-Orient en faveur de l’Iran et de la Russie.

L’opération menée à Alep par les forces russes et l’armée syrienne, assistées par les conseillers militaires iraniens, a permis de chasser les terroristes, dont beaucoup sont soutenus par les États-Unis, du principal bastion urbain dont ils disposaient en Syrie. « Le président Bachar al-Assad célèbre sa plus grande victoire sur le champ de bataille », écrit ainsi CSM.

« Libérer Alep ne requiert pas seulement la libération de la ville elle-même, cette dernière doit également être protégée contre toute attaque extérieure », a déclaré Assad à la télévision russe mercredi. La prochaine cible, a-t-il dit, sera « la ville qui abritera le plus grand nombre de terroristes. »

Mais selon les analystes, la portée stratégique de la libération d’Alep s’étend bien au-delà de la seconde ville syrienne. Cette victoire de l’axe de la Résistance induit en fait un véritable changement du rapport de forces au Moyen-Orient.

C’est là que la Russie et l’Iran ont réussi à tirer leur épingle du jeu à la faveur de leur participation en parvenant au dénouement qu’ils appelaient de leurs vœux : le gouvernement d’Assad n’a ainsi pas été renversé par les terroristes, en dépit du soutien considérable octroyé à ces derniers par Washington et ses alliés turc, saoudien et qatari.

« Pour l’Iran, cette victoire signifie une extension de la capacité de l’axe de la Résistance face aux États-Unis, à Israël et à leurs affidés. Pour la Russie, elle marque une étape déterminante sur la voie devant la conduire à rétablir son influence passée », poursuit CSM.

« Ce qui est véritablement important pour l’Iran et la Russie, c’est que le projet politique des ennemis d’Assad et de l’Iran a échoué en se voyant enterré sous les décombres d’Alep », a estimé Fawaz Gerges, spécialiste du Moyen-Orient à la London School of Economics et auteur d’un livre retraçant l’histoire de Daech. « La Syrie pourrait bien être le signe de l’émergence d’un nouveau système international », a-t-il poursuivi.

Gerges met toutefois en garde contre le fait que, même après avoir repris Alep, Assad ne contrôle qu’un tiers du territoire national syrien. Pour la Russie et l’Iran, la guerre en Syrie continuera donc jusqu’à l’élimination de la totalité des éléments terroristes présents en Syrie.

presstv.ir

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